Tu l'aimais j'en doute pas. Et c'était vraiment, pas ces "je t'aime", qu'on balance comme ça parce qu'on s'prend pour des adultes, pas non plus les "je t'aime" de cinéma. Et encore moins ces jeux de mots, que les hommes nous balancent en pleine face, en toutes circonstances. Non. Juste ces "je t'aime" de souffrance. Ces "je t'aime", qui disent, j'pourrai en mourrir. Je pourrai en mettre fin à mes jours, tellement je tiens à toi. Je t'aime tellement que j'en ai mal. Ce cri qui vient de l'intérieur et qui dit "Mais aide moi. Tu vois pas que tu me fais mal. Putain mais sort moi de là." Crois moi, ma belle. Tu peux pas le nier; Et tu pourra pas. Un jour, tu diras que t'es sortie de cette fichue dépendance. Ce jour-là t'y croira. Tu n'en doutera même pas. Tu seras sûre de toi. Et formelle. Tu l'aura oublié. Tu te tromperas, tu sais. Tu as tord, tu l'as pas oublié lui. T'as oublié les apparences. T'as oublié l'extérieur. T'oublira pas votre histoire. Pour toi. C'était toute ta vie. C'est pas seulement une page, pas encore tournée. Ce mec c'était ta vie. Je sais et je m'en excuse. J'ai pas su te protéger. J'aurai du pourtant. J'ai essayé, je te jure. J'ai essayé de toutes mes forces. Je pensais que pour toi, c'était clair. Je pensais que mes pleurs étaient assez fort pour te dire "Putain, ça fait trop mal; tombe pas dans le panneau" . Je pensais sincérement. J'aurai du plus clairement m'ouvrir les veines, prendre cette lame de rasoir et la passer sur ma peau. Sur ma peau que peu de temps auparavant, il serrait encore dans ses bras. Ou simplement que t'en avais envie. Que t'avais envie d'essayer, de savoir ce que ça faisait. Toi aussi tu voulais savoir, te rendre compte par toi même, on s'dit que ça doit pas faire si mal. Et on tombe de haut.
On est heureux, on s'aime. Puis on s'aime tellement que ça nous tue. Que ça nous pourri tout. Que notre interieur, à commencer par le coeur, se dégrade. Ou peut être que t'as pas eu le choix, que tu l'as vu et que t'as su. T'as tout de suite su, que tu voulais que ce soit lui. Lui, qui te tire cette balle décisive en plein le coeur. Pour tout les autres, ce garçon est quelconque. Mais pour toi, il est tout. Il est parfait. T'admires ses défauts, et ses qualités te foudroient. Oui, t'inquiètes pas. M'explique pas tout ça. A qui tu veux. Mais pas à moi. Les mots dans ces cas là, ils servent pas. Je l'ai vécu et je sais. Je sais que les mots, qu'on nous balance, ces phrases toutes faites; elles nous aident en rien. De toutes façons si t'as commencé, tu pourra pas t'en sortir. Alors leurs belles paroles, je sais. On s'en balance. Moi je te dirai rien, je te dirai pas que c'est un con. Bah non, c'est nous les connes. On a testé, on aurai pas du. Moi je regrette pas, et je sais que toi non plus. On a souffert d'overdose d'amour et de bonheur. Il y a des personnes qui ne connaissent jamais ça. C'est ces personnes qu'il faudrait aidé. Je sais que tu l'aimais. Je sais. T'en fais pas. Tu pourra plus dormir sans lumière et tu vas enfin comprendre pourquoi je peux plus m'endormir seule.
Je l'aimais. Et toi aussi. Je serai toujours là, quand t'aura envie de parler, de me raconter vos periodes de bons et mauvais. Oui dis toi bien. Que tes copines ne seront pas là, à part une ou deux. Mais elles ne seront pas toujours là, ça les saoulera d'entendre toujours là même chose. Moi j'ai une amie parfaite. Elle a été là dès la première seconde. Mais moi sache que je serai toujours là, quand tu voudras l'insulté ou dire qu'il était parfait. Tu pourra même me crier dessus, me dire que c'est de ma faute. Oui je sais ça soulage. Pour peu de temps mais ça soulage. Tu prendra des tonnes et des tonnes de dafalgan, tu te doutera même pas que tu pouvais ingurgiter tout ça. Mais ça fait du bien un moment. Je comprends, je sais. Moi je t'offre mes bras pour pleurer. Et me parler de tout. De rien de ce que tu veux tant que tu vas mieux pendant ce temps là. Sache que tu n'en sortira pas. Et quand tu commences à souffrir par amour t'en fini pas. Désolée. T'aurai du savoir. Mes pleurs, mes cris, c'était pas juste parce que je souffrais. Je voulais t'avertir tu sais. Que tu vois bien, que c'est une horreur. Que tu comprennes et que tu retiennes que souffrir par amour, c'est pas toujours la plus belle des choses. Que l'amour ça te creuse des trous énormes sous les yeux, et jours après jours ils s'installent un petit peu plus. T'aurai pas du y goûter. Ce mec, les gens te diront qu'il était pas asser bien pour toi. Moi je te dirai que vous étiez fait pour être ensemble. Que votre bonheur, sautait aux yeux. Que vous vous aimiez et que j'ai pas compris. Oui, je sais ça fait plus mal d'entendre ça. Mais moi je sais pas, je sais pas pourquoi ça a prit fin. Désolée, j'aurai aimé pouvoir faire plus. Tu sais le jour, où lui m'a fait ça, j'aurai tout donné pour me planter un couteau dans la poitrine. Vraiment tout. J'ai pas encore trouver d'autres remèdes. Pardon. J'aimerai vraiment pourtant, t'éviter cette souffrance. Crois moi, en un peu plus de trois mois, j'ai toujours pas compris. Et je me pardonnerai jamais de l'avoir aimé à ce point. Le pauvre.

