Joanna. 16 ans. 1ère L option art. et vous ?

Joanna. 16 ans. 1ère L option art. et vous ?
Un chien. Un chat. Une soeur. Des parents. Une meilleure amie. Des vrais amis. Une chambre. Une maison. Des envies. Des défauts. Des qualités. Un style. Un caractère.
Je suis en première Littéraire avec pour option l'art. J'ai pour ambition, de devenir écrivain, et photographe. Cependant je sais bien que se sont des métiers difficiles. Mais c'est ma vie. Je me suis enfin trouvée, grâce à Marilyn. Les critiques ne m'atteignent même plus. Je suis moi et heureuse. La conformité m'insupporte. J'en ai absolument marre de voir tout ces gens identiques, ces blogs qui se ressemblent. et toujours les même têtes. J'ai toujours besoin de changement. Le traintrain du quotidien m'exaspère. J'ai tellement aimer que j'en ai souffert. Je voudrais passer mes journées entières à Paris. A 18 ans, c'est bien sûr, tenez le vous pour dit, J'aurai un poignet tatoué d'étoiles, un percing à la langue, au labret, à l'oreille, et pourquoi pas l'arcade. Je ne vivrai plus chez mes parents, mais avec Marilyn dans un mini studio. Enfin j'espère. Je suis très émotive, et sensible. Je suis cependant chiante, et très lunatique. Je dévore littéralement tous les livres de Amélie Nothomb, et Virginie Despentes. Qui resteront pour moi les meilleures sources d'inspiration. Par leurs mots, et leur talent. Je voudrais bientôt changé ma couleur de cheveux en framboise écrasée. Et ça ne saurait tarder. Depuis bientot un an, je commence à réelement vivre ma vie, grâce à ma meilleure amie, qui sans s'en rendre compte m'apprend jours après jours à rester moi-même.

[ FACEBOOK ] [ SKYBLOG ] [ DEVIANTART ]

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 09:54

Modifié le samedi 18 octobre 2008 16:55

Et si je leur disais, que le simple fait de me garder en vie est une atteinte à ma liberté. Je meurs d'amour pour lui. Et ça les emmerde. Moi c'est lui que j'aime. Et les héros m'insupportent, ils sont prétentieux, et ne comprennent que ce qu'ils veulent.

Et si je leur disais, que le simple fait de me garder en vie est une atteinte à ma liberté. Je meurs d'amour pour lui. Et ça les emmerde. Moi c'est lui que j'aime. Et les héros m'insupportent, ils sont prétentieux, et ne comprennent que ce qu'ils veulent.
[ Jérémy Chatelain - Vivre ça : ]


Chère petite soeur,



J'ai bien reçu ta lettre. Elle me fait plaisir, et pour ne rien te cacher, me redonne un peu le sourire. Si tu savais comme j'aimerai te revoir une dernière fois au moins. Mais je respecte le choix de maman. Elle ne comprend pas, on ne peut pas lui en vouloir. Elle n'a pas connu ce que nous connaissons. Il faut lui pardonner.

Je suis désolée, mon but n'était pas de te faire perdre espoir. " tu étais mon dernier espoir, tu semblais forte." Oh tu sais il ne faut pas prendre exemple sur moi, et puis je ne suis pas forte, je suis faible. Les femmes fortes tombent de la même façon, mais après nous. Elles parviennent à reprendre pied dans la vie. Elles arrivent à faire comme-ci de rien n'était. Elles me font pitié. Au fond.

J'ai pas vraiment réfléchi à ce que je faisais. C'était comme la suite logique des choses. Mais s'il te plait. Toi. Reprend espoir. Il reviendra peut être à toi. Ou tu trouveras peut être mieux. Tu ne trouves pas ça ridicule de dire ça? Moi je trouve. Comment peut on trouver mieux après ça? Pardonne moi. Je voudrais juste que tu ne tombes pas comme moi. Je suis plus rien sans lui. Je ne veux pas avancer dans ce monde sans lui. Tu comprends ce sentiment, je sais. C'est égoïste à dire, à ce niveau là, la famille même ne peux plus rien pour moi. J'espère que tu n'en arriveras jamais à ce point là. Moi. J'ai plus la force.

Ici, ils continuent de me poser ces fichues questions, que je voudrais n'avoir jamais entendu. Ils m'insupportent. Leurs voix raisonnent comme craies et fourchettes que l'on gratterai contre un tableau noir. Ce bruit si stridant, qu'il t'en fait mal aux dents. J'en peux plus. Ils me torturent. J'en arrive au point à me demander si je ne devrais pas leur dire la vérité. Toute la vérité. Moi, je voudrais mourrir par la seul souffrance qui m'émane de lui. Et de mes souvenirs. Pas par celle qui m'arrivent par eux, par ces médecins. Je veux lui être fidèle. Je songe fortement à leur avouer. Ils sauraient enfin celui qui m'a meurtrie et mis dans cette état là. Je satisferais leur plaisir personnel. Et par la même occasion, me sentirai enchainé encore plus par la souffrance qu'il m'apporte. Au fond, c'est une façon d'être entièrement à lui. J'aurai le sentiment de mourrir près de lui.

Crois tu, qu'il se doute de ce qui m'arrive? J'y réfléchie jours et nuits. Je ne fais que penser à lui. Je doute fortement, qu'il croit que je sois capable de me retrouver dans un lit d'hopital, par amour. Et surtout pour lui. Il n'a jamais songé que je pouvais l'aimer à ce point. Plus il en apprenait sur mes sentiments envers lui plus il était surpris. C'est vrai que ça doit faire peur d'être aimer à ce point.

Papa arrive. Comme prévu je lui remets ta lettre. Je ne pense pas que se soit la dernière. Ils aiment me torturer. C'est des sado-masochistes.




Je pense bien à toi,


Joanna

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 07:57

Modifié le lundi 06 octobre 2008 12:55

Haha.
Ca y est j'ai un nouveau trou. Le 3ème à l'oreille gauche. Prochaine étape : le cartillage. =)

Ps : Je recherche des bonnes marques d'appareil photo, j'en voudrais un pour Noël, et je ne veux pas rater mon choix =) Et si vous avez des slims ou des hauts stylés dont vous ne savez plus quoi faire je suis preneuse =)

# Posté le samedi 04 octobre 2008 15:50

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 09:36

Ils y croient. Je leur pardonnerai pas. Les médecins croient que parce qu'ils sauvent des vies, ils sont des héros. Mais ils se trompent.

Ils y croient. Je leur pardonnerai pas. Les médecins croient que parce qu'ils sauvent des vies, ils sont des héros. Mais ils se trompent.
[ Cocoon - Tell me : ]



Chère petite soeur,



J'espère que tu te portes bien. Moi, il n'y a rien à en dire. Je souffres toujours au tant. J'aurai préféré que tu ne vois pas ça. Que tu ne connaisses pas ça. Ils veulent me faire parler. Ils veulent entendre et savoir les raisons de cette situation. Oh si tu savais je suis désolée. De là où je suis, j'ai juste le droit de t'écrire. Ce qui est plutôt horrible quand on sait que le téléphone existe. Mais à la limite je préfère, tu vois. Ca fait comme dans les films. Quand les gens sont internés, qu'on les torture, jusqu'à ce qu'ils parlent. Ca fait contraste, ma vie ne ressemblait absolument pas à un film. Si. à d'infimes partie de films. Mais j'ai jamais réussi à le compléter, et à trouver une fin. C'est loin d'être une happy ending. De toute façon cette notion a été inventé. Tu le sais bien. N'en doutes pas.

Donc je t'écris. Ils me font mal. Je les trouve ridicule de me laisser vivre pour me poser ces questions immondes, me faire parler de ce qui m'a mit dans cette état. Si tu savais dans quelles atroces souffrances, je vie les derniers moment sur cette Terre. Je sais que maman ne veut pas que l'on se voit. Elle est déçue de ce que j'ai fait. Mais je suis pas une mauvaise personne, elle comprend juste pas que l'amour ça nous tue parfois. Voilà tu vois, elle, elle n'a jamais dû connaître le grand amour. La pauvre. Elle a certainement trouvé d'autres satisfaction. Papa arrive bientôt pour me voir. Je lui donnerai cette lettre pour toi. Ils me gardent en vie. Oh mon dieu, si tu savais, ils sont ridicules avec leurs blouses blanches, à essayer de me garder en vie, et de me faire reprendre pied dans "ce monde merveilleux, où il y a tellement de choses à vivre." qu'ils me disent. Ils comprennent pas. Je veux bien rester là en fait, ici parmis eux. A en apprendre un peu plus chaque jours sur leurs histoires de coeur. On se croirait dans Greys Anatomy. Il y en à plusieurs qui devraient me rejoindre, et empreinter le lit juste à côté du mien. L'infirmière vient de me dire que Papa est là. Je lui remettrai donc ta lettre. Ne fais pas les même erreurs.




Je pense à toi,



Joanna.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 05:18

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 09:36