# Posté le mercredi 10 décembre 2008 15:57

La schizophrénie, c'est moins grave que tout ça. T'en ai pas conscient. Elle, elle est consciente. C'est pire que tout. Perdre tout, coups aprés coups.

La schizophrénie, c'est moins grave que tout ça. T'en ai pas conscient. Elle, elle est consciente. C'est pire que tout. Perdre tout, coups aprés coups.
Point de vue : Le "je" débarque dans la salle. Pose ses deux mains sur le bureau et le regarde droit dans les yeux.
Mood : empoisonnée & certainement empoisonnante.
Côté : Jérémy Chatelain( $)) - Vivre ça.




«Je suis une malade invétérée. J'ai une maladie qui ne se soigne pas. Qui ne part pas de son plein grès. J'ai besoin d'aide. De vous. Aidez moi à m'en sortir. Je vous dis, je suis une malade invétérée. Mais je veux essayer de m'en sortir. Si je puis dire. On ne peut pas "s'en sortir" de ce genre de maladie. C'est le genre de maladie avec laquelle tu dois apprendre à vivre. Celle que tu dois foutre au fond de toi. Et ne jamais ressortir. Vivre avec. Ou plutôt, survivre avec. Mais moi, j'y arrive pas. Ca fait trop longtemps qu'elle m'habite.
Depuis toute petite, depuis toujours pour faire plus jolie. Vous dirai-je. Elle m'habite, elle est en moi. J'appelle ça une maladie parce que ça me hante. Parce que je n'en peux plus, parce que c'est insupportable. C'est simplement une phobie. Mais justement à force de vivre en moi, à force de grandir en moi, elle est devenue mon ombre. Vous. Qui êtes médecin. Vous appeleriez ça autrement. Peut être une folie passagère, sans danger. MAIS SI. Ca pose danger.Et ça pose problème. Et je refuse d'entendre que ça passera, que c'est sans inquiétude première. Je vous ai dit. Et je vous le redis, elle vit moi. Elle épuise toutes mes ressources et toutes mes forces. Elle décide de ma vie, comme un gamin, devant un jeu vidéo. Maintenant la peur, c'est même plus une phobie, c'est un défaut. T'as beau avoir peur et avoir besoin d'aide. Ne demander qu'à aller mieux. Non, c'est pas possible, un défaut ça ne se perd pas. Tu l'as en toi, tu vis avec. Moi, ma phobie, c'est pareil.
La peur de l'abandon est devenue ma seconde peau et même plus que ça. A force de me suivre c'est devenue mon ombre. Elle me hante tellement que je n'ai plus de vie. Elle est la seule en présence, la seule qui est toujours là, et c'est affreux de se dire que la seule chose sur laquelle on peu compter, est sa peur de l'abandon. Je ne peux plus vivre ainsi. Je ne peux pas. Cela m'est impossible. Si vous ne faites rien pour m'aider. J'utiliserai les grands moyens. J'ai peur de l'abandon des autres, mais pas de celui que je pourrai me faire. Je pourrai abandonner mon corps. Ou mon âme. Et laisser derrière cette peur inavouable, et insurmontable. Non, parce que je vous l'ai déjà dit. Je ne continuerai pas à vivre avec elle. Je ne veux plus partager ma vie. Ou du moins pas avec une phobie. Cela m'est impossible. Et si vous ne me sauver pas je me sauverai. Car je préfère mourrir plutôt que de vivre avec elle. Elle est moi. Mais elle et moi, c'est une histoire sans fin. C'est pas possible. On n'y arrivera pas. Donc c'est elle ou moi. Que choisissez vous?»


Ps : Depuis le temps que je devais finir ce texte... Mieux vaut tard que jamais. Il y aura peut être quelques améliorations à fournir, mais c'est ce qui fait progresser =)

# Posté le lundi 01 décembre 2008 15:38

Modifié le mardi 23 décembre 2008 07:34

. Il m'a dit « Je t'aime. »
& Je me suis sentie bête.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 14:32

Modifié le mardi 09 décembre 2008 15:32

C'est pas comme dans ces vieux livres à l'eau de rose, qui n'ont aucune espèce d'histoire. Aucune âme. Non, eux, c'est différent. Eux, c'est la réalité.

C'est pas comme dans ces vieux livres à l'eau de rose, qui n'ont aucune espèce d'histoire. Aucune âme. Non, eux, c'est différent. Eux, c'est la réalité.
Ils sont deux. Ils sont à la fois beaux et repoussants. Ils sont faibles, et ils sont leur force.C'est le genre d'histoire qui te retourne quand tu la vies. Et aussi quand tu la vois. Ca te retourne les trips dans les deux cas. C'était simple, au début. Et comme à chaque fois, ça se complique. Mais eux, ils sont restés simples dans leurs diffcultés.
Ils étaient deux et ne formaient qu'un. Maintenant ils sont deux. Maintenant, ils ont plus besoin de ces paroles. De ces paroles qui prouvent l'amour de l'autre. Ces paroles qui rassurent plus ou moins. Qui entraînent la confiance. A cette période. Tu sais qu'aucun des deux ne claquera la porte. Prendra ces affaires, et partira. Non. Ca, ce n'est pas pour tout de suite.

Les paroles les lassent, ou alors ils n'ont plus le courage. Ils savent. Ils ne sentent plus le besoin, et la nécessité de s'entendre dire ces mots. Ces enchaînements de mots, qu'ils connaissent par coeur à force de les entendre. Ils les lisent dans le regard de l'autre et ça en devient suffisant. Ils leur restent les regards, ils soustraient les paroles inutiles de leur quotidien. Ils gardent le regard et le touché. C'est suffisant et rassurant.
Il y a seulement ces petits détails qui restent. Se lasseront ils un jour? Les mots s'épuisent. Mais les regards? Les pensées? Le touché? Ils ont juste besoin d'un regard de l'autre pour se redonner confiance. Juste de savoir que la moitié de leur vie est à côté. De s'assoir main dans la main, juste de sentir sa présence. Ca en devient la seule importance. De s'endormir dans ses bras. Et de le sentir tout près. De le savoir là, et de se dire, que ce n'est pas pour ce soir. Ce n'est pas ce soir qu'il partira. Et au fond, c'est la seule préoccupation. Aucun des deux ne claquera la porte ce soir. Car ils ont le regard et le touché. Ils ont encore le regard et le touché.Ceci n'est peut être pas éphémère pour certains.





Côté : Incubus - I wish you were here
Mood : envahie.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 09:50

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 15:40

Ils étaient semblales, ils avaient un truc qui faisait que ça devait en être ainsi. Ils ne se ressemblent pas. Mais ils avaient un truc.

Côté : Mcfly - Everybody knows
Mood : en pause.



Le train.



C'est des inconnus, des gens connus, des amis & des ennemis.
C'est deux inconnus, ou trois. C'est deux personnes qui s'aiment du regard. Deux personnes qui s'aiment du touché. C'est deux amoureux. Et C'est des inconnus.

C'est des inconnus, qui deviennent des amis, qui finissent inconnus.
C'est une personne, puis deux, puis trois, & parfois quatre. Ce sont quatre amis.
Ce sont quatre amis, parce qu'ils sont assis dans un même ensemble de places. Ce sont des amis. Parce qu'ils sont liés par le lien du train. Le lien des regards, à la fois violences et inertes. Inconnus, amicaux, et fatidiques. Le lien des gestes, des touchés inattendus. Inattendus, souhaités ou non. Le lien des rapprochements jouissifs ou ceux qui rendent mal à l'aise.
Ce sont des inconnus, puis des amis. Parce qu'ils sont liés par quelque chose. Et ils finissent inconnus. Puisque sur le quaie. Plus rien ne les retient.






Post scriptum : Pas de photo. Car cette chanson correspond mieux. Elle est vraiment belle & touchante. J'ai les larmes aux yeux.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 17:55

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 08:02